vendredi 6 mars 2009

Journal de l'après-guerre.


Et puis mon univers se chamboule entièrement une fois de plus. J'ai beau m'accrocher de tout mon être à ma propre personne, et à personne d'autre, je finis vainement, et à tout coup, brisée. J'essaie de garder un équilibre, un certain contrôle sur moi même, de glisser. Mais tout ceci n'est qu'illusions. Et chaque journée se répète avec des petites variantes.

Jour un: Je suis anéantie, mais ça va aller, j'en ai vu d'autre, ça va passer.
Jour deux: On mange du chinois pour passer le temps et se changes les idées, on se brule la langue, ça va bien aller, ça va passer, j'en ai vu d'autre.
Jour trois: C'est la relâche, on vois les amies, ça va bien, ça va passer, on est un peu excitée par la vie, la vie toute nouvelle et toute libre à vivre, puis finalement la soirée passe puis la nouvelle vie n'était pas si amusant que ça.
Jour quatre: La fatigue, la déprime, je suis anéantie, mais ça va aller, j'en ai vu d'autre, ça va passer, mais j'ai déjà hâte que ce soit vraiment passé, parce qu'en passant, ça me gruge de partout.
Jour cinq: La fatigue encore plus, la déprime encore plus, je suis anéantie, j'ai des espoirs qui me font plus de mal que de bien. J'ai peur des complications, des changements de plan. J'en ai vu d'autre, mais c'est dur quand même. Parce que l'amour se compare difficilement. J'écoute mon doux Cashback qui me rend toute artiste, tout aimante, toute fragile, puis je casse à nouveau, ne sachant pas peindre, n'ayant rien à aimer, étant trop fragilisée.
Jour six: Presque une semaine aujourd'hui. C'est encore plus triste. La nuit blanche est loin derrière, et ça me fait si mal. De savoir que c'est vraiment passé. Mais que la douleur s'accroche toujours de plus en plus fort, alors que je devrais aller de mieux en mieux. Je n'ai rien à dire. J'écoute la musique. La neige fond, il pleut, c'est doux. Vivement le printemps pour me sauver la peau. Je suis anéantie, mais ça va aller, j'en ai vu d'autre, ça va passer.




Découvertes de la semaine: Le DÉLICIEUX poulet au noix de cajou du "Wok du chef "sur le plateau. Et le groupe Glass Candy qui étaient en spectacle au zoobizarre (ps: two tumbs up pour le one piece bleu métalique de la belle chanteuse)
http://www.myspace.com/glasscandy

boumboumbox: Emily Haines & the soft skeleton. Nothing & nowhere plus particulièrement.





1 commentaire:

  1. Plus je lis, plus j'adore,
    plus les émotions se percute en moi,
    mais je dois garder mon sang-froid,
    car je pourrais trop facilement m'emporter,
    et fabuler, sur ce sujet, qui est perçu tabou, sur certain point de vue... mais si doux et bon à vivre, mais qu'on ne peut guère, se départir... c'est une réalité, c'est la vie, elle est éphémère, mais si intense qu'on en recherche encore tout ses sens. On voudrait encore, encore, s'en délecté, comme des tartes d'antan, et puis ce dire que demain tout ira bien, et bien, tout va bien de mieux en mieux, et on rayonne à nouveau...

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